Strasbourg Grenoble en vélo Avril 2010

vendredi 23 avril 2010

Genève – Grenoble : Du Rhône à l’Isère











19 avril
Départ de Genève ce matin vers 8H30, il fait très beau c’est la première fois que je ne mets pas ma veste ! Pour sortir de Genève cela n’est pas trop difficile mais des travaux de voiries compliquent un peu les choses et dans les villes suisses il faut faire attention aux rails des tramways. Ce n’est pas comme chez nous, eux ont gardé à juste titre leurs trams, et les voies sont souvent communes avec les voies automobiles et vélos, avec les sacoches le vélo est lourd et il faut être vigilant. Petit à petit je sors de la ville et me dirige vers Chancy qui est la ville frontière. Une dizaine de km avant cette ville c’est une piste cyclable qui longe la route nationale c’est vraiment super plus tard quand je serai en France je verrai la différence ! Je file un bon train d’autant que la route est plate. Je m’arrête à Chancy pour acheter un peu de nourriture. Le propriétaire d’une supérette très sympa me propose de reprendre ma monnaie et me redonne des billets. J’entre en France par le village de Valleiry. Contrairement à la Suisse le balisage a disparu et je dois prendre la carte pour trouver les routes les plus adéquates pour le vélo. Je trouverai ce balisage un peu plus tard vers le bourg de Vuibens. C’est là qu’on s’engage dans le défilé de l’écluse en amont de Bellegarde/Valserine. La petite route qui longe ce défilé a été fermée car il y a eu un éboulement mais des ouvriers m’ont dit qu’en vélo cela était possible sauf qu’il a fallu enlever les sacoches pour passer le vélo au-dessus des barrières en béton. Heureusement que j’ai emprunté cette route car sinon j’étais obligé de prendre la nationale très étroite avec beaucoup de circulation notamment des camions. Là sur cette route c’est le désert et je monte tranquillement au-dessus de ce défilé dans lequel s’engouffre le Rhône qui effectue à cet endroit une grande boucle qui l’emmène vers Bellegarde. La route monte assez longtemps mais la pente est relativement douce… rien à voir avec les pentes du Jura. En haut de ce petit col on domine le Rhône et la descente s’effectue rapidement en direction de Chessenaz puis une dizaine de km après, c’est la jolie petite ville de Seyssel qui s’annonce. Je m’arrête là au bord du Rhône pour casser la croûte. Il commence à faire très chaud, le contraste avec les jours derniers est plutôt fort enfin une vraie journée de printemps.
Après un petit café au bistrot du coin, je reprends l’itinéraire du Rhône mais à un moment je le perds et je reste sur la route qui mène directement au lac du Bourget. Je l’atteins au bout d’environ une heure et demie. La route qui longe le lac offre un très beau panorama sur le lac. Évidemment on se rappelle le célèbre poème de Lamartine « Le Lac » « Ô temps suspends ton vol, et vous heures propices … » Au loin on aperçoit les monts enneigés des Alpes. Dommage que cette route ne soit pas bien aménagée pour le vélo. Pourtant de nombreux cyclistes l’empruntent. À un moment je prends la roue de deux cyclistes et derrière eux je file un bon trente à l’heure sans vraiment me fatiguer. Petit à petit la route descend au niveau du lac. On commence à voir des gens qui prennent des bains de soleil à défaut de se baigner quoiqu’à un endroit j’aperçois des plongeurs. La voie ferrée longe aussi le lac et je me souviens du temps où nous allions en colo à Thônes, le train empruntait cette voie pour rejoindre Annecy. C’était un train électrique alors que de Nantes à Lyon c’était une locomotive à vapeur qui tirait les wagons ! Toute une époque !
Arrivée à Aix les Bains la voie cyclable est bien faite mais en Suisse elle aurait été complètement séparée de la route. Après Aix au bout du lac on emprunte la voie verte d’une dizaine de km qui permet de rejoindre Chambéry. Voilà un bel exemple dont Nantes pourrait s’inspirer en aménagement des voies vertes pour les vélos en longeant par exemple les rivières qui drainent l’agglo : Chézine, Cens, Erdre, Sèvres, Loire évidemment quand je dis aménager cela signifie des voies au revêtement soit en goudron, soit en une sorte de béton comme ici, mais pas en une espèce de stabilisé qui prend l’eau et qui devient tout boueux quand il pleut ce qui est le cas à Nantes. L’arrivée se fait donc tout en douceur dans le centre de Chambéry. Mon hôtel est près de la gare ce qui ne pose pas de difficulté pour le trouver. Au compteur 115 bornes aujourd’hui. Les jambes commencent à avoir quelques courbatures !! Demain petite journée pour rejoindre Grenoble 60 km que je ferai en empruntant la vallée du Grésivaudan. Je ne vais pas me mettre à passer par la Chartreuse, avec la charge du vélo je ne m’en sens pas la force !
20 avril
Départ de Chambéry vers 10H30 j’ai largement le temps. Il fait beau je suis en tee-shirt. La piste cyclable va jusqu’à la petite ville de Myans à une dizaine de km. Là elle s’arrête mystérieusement et sans aucune indication de direction…c’est bien la France à vélo ! Se munir d’une bonne carte et demander souvent la direction des petits villages pour éviter les routes à grande circulation. C’est dommage car il suffirait de quelques balises fléchées indiquant Grenoble pour se diriger facilement. Il y a du progrès à faire. En attendant et avec un vent favorable j’avance cool dans cette vallée du Grésivaudan entre les massifs du Belledonne aux versants encore largement enneigés et le massif de la Chartreuse dont le Granier nous surplombe. J’atteins Chapareillan par une petite côte puis ensuite c’est le Touvet qui va s’annoncer. Tranquillement je vais manger dans cette petite ville puis repartir vers Crolles et m’attarder vers Lumbin sur le site de l’atterro des parapentes. Cela me rappelle des vieux souvenirs, puisque c’est là que j’avais fait un stage de parapentes il y a un peu plus de dix ans…
Ensuite je vais emprunter les petites routes rurales de la plaine pour me diriger vers Grenoble en suivant l’Isère. Là encore c’est vraiment dommage que rien ne soit indiqué. J’y vais au feeling et aussi parce que je connais la région. Mais à l’image de ce qui se fait en Alsace on pourrait avoir une signalétique vélo pour indiquer l’itinéraire vers Grenoble en passant par ces toutes petites routes qui sont peu fréquentées. D’autant plus que la voie « verte » qui vient de Grenoble et qui s’arrête en gros à la hauteur de St Nazaire les Eymes ne fait l’objet d’aucune indication. Si je la trouve c’est parce que en octobre dernier je l’avais empruntée pour sortir de Grenoble. Sinon il n’y a aucune possibilité de le savoir. C’est pourtant une entrée royale vers Grenoble, sur une voie parfaitement aménagée, véritable tapis roulant qui longe l’Isère sur environ 14 km et qui permet d’entrée dans Grenoble du côté de St Martin d’Hères et de rejoindre le centre sans difficulté. C’est donc en toute tranquillité que je termine mon parcours de Strasbourg à Grenoble au bord d’une terrasse de café en attendant que Maud arrive de son travail pour m’accueillir. Et c’est à vélo, Maiwenn sur le porte bagage,


qu’elle m’ouvre la porte de son domicile….

Au total cela fera 680 km de parcourus en 8 journées….Un très beau parcours, difficile dans le Jura suisse, surtout à cause du froid qui régnait sur le plateau.
Ensuite ces dernières journées surtout à partir du lac de Neuchâtel le temps était printanier et tout allait beaucoup mieux. Le profil du parcours était aussi plus facile. En tous les cas un bel entraînement pour l’été prochain….

La Chaux de Fonds – Genève : la descente vers les lacs …





17 avril
La journée a été longue plus de 6 heures de vélo et près de 105 km au compteur. Ce matin démarrage sous le beau temps pour grimper au col de la Vue des Alpes…mais comme vue au loin c’est brumeux ! je me dirige vers le col de la Tête du Ran à près de 1300 m d’altitude, la petite route monte tranquillement, des plaques de neige subsistent en ce début de printemps ici il y a une petite station de ski.


En haut je m’arrête prendre un café et je demande si la route redescend bien de l’autre côté car cela n’a pas l’air aussi évident, le patron me répond « pas de problème mais vous aurez peut être un peu de mal à monter aux chalets », j’avoue ne pas bien comprendre cette histoire de chalets car pour moi la route redescend vers le col de la Vue des Alpes (versant Neuchâtel) Bref je reprends le vélo et je commence la descente sur une petite route très pentue et en mauvais état. J’arrive à une bifurcation et là j’aperçois un peu plus haut quelques chalets je me dis bon c’est là, ça monte un peu et je m’engage sur une piste forestière très caillouteuse. Au bout d’un moment la piste est totalement enneigée je continue un peu à pied puis je m’arrête en pensant qu’il y a erreur quelque part car sur ma carte cette piste ne figure pas, par contre la route qui redescend et qui est goudronnée est bien tracée. Je rebrousse chemin et je m’enfile dans la descente sur la petite route goudronnée. En fait il y a un panneau indicateur qui indique voie VTT et je pense que le restaurateur pensait que j’étais en VTT. D’ailleurs quelques centaines de mètres en contre bas je retrouve les panneaux de la voie 22 que je dois suivre jusqu’à Yvernon sur les bords du lac de Neuchâtel. La descente est très rapide, le temps très beau une vraie journée de printemps. Au loin dans la brume on commence à apercevoir le lac. Progressivement la descente s’adoucit et on atteint les coteaux du lac. Le paysage change. Ici on cultive du maïs et les routes cyclables empruntent des petites routes rurales comme en Alsace. Puis la route atteint une jolie forêt de sapins où enfin je pique nique au chaud c’est la première fois depuis le départ ! Cela fait vraiment du bien. Ensuite on atteint les coteaux de la route du vignoble. La route monte et descend on surplombe le lac de Neuchâtel c’est dommage qu’il y a un peu de brume car le paysage est très beau on a l’impression des lacs italiens. Bientôt la route atteint Yvernon qui se trouve à l’extrémité du lac. Pendant une dizaine de km la voie est parallèle au lac où sont installés des campings. Arrivée à Yvernon j’ai du mal à trouver l’itinéraire. Finalement après avoir demandé à un cycliste la direction celui-ci me conseille de prendre des routes « départementales » et tranquillement je me dirige vers La Sarraz où j’ai réservé une chambre dans un B&B qui se trouve au sommet d’une colline qu’il faut grimper après 100 bornes c’est un peu dur. Le B&B se trouve dans une ferme, le propriétaire n’est pas au courant de ma réservation il téléphone à sa femme qui apparemment gère les affaires et tout se passe sans problème. Mais les suisses sont loin d’être chaleureux !! il faut aller au devant et faire preuve d’un grand savoir vivre et de grande politesse pour obtenir des renseignements ! Le pays est nickel mais je pense que les étrangers ne sont pas forcément les bienvenus !!
18 avril
Je prends le petit déjeuner avec les propriétaires, ce sont des agriculteurs et nous échangeons assez longuement sur les problèmes de l’agriculture. Eux sont propriétaires et exploitent une ferme d’environ 15 ha auxquels ils ajoutent 15 autres ha en location. Ils élèvent des bêtes à viande. Le processus d’acquisition des terres agricoles m’apparait assez complexe et eux me laissent à penser qu’il y a beaucoup de dessous de tables pour acquérir des terres agricoles sans compter les aspects spéculatifs liés à la proximité de Lausanne et des terrains qui peuvent devenir constructibles.
Je reprends mon périple en me dirigeant vers le lac Léman un peu à l’ouest de Lausanne et progressivement j’atteins la proximité du lac environ deux heures après mon départ. Le temps est très beau mais le vent s’est orienté plus vers le sud et je l’ai de face ce qui est assez pénible. Par contre en surplombant le lac à travers les vignobles le paysage est très beau. On sent aussi à la vue des villas qu’ici ce n’est pas le prolétariat qui habite sur ces coteaux ! Et le parc automobile est en adéquation avec les maisons : grosses cylindrées, Ferrari, beaux coupés sportifs, l’argent est bien là !
Progressivement et par succession de bosses et de creux j’atteins quasiment les rives du lac. Au loin on aperçoit Genève et son jet d’eau. Le parcours avant Genève est moins intéressant on est dans les petites villes bourgeoises de la banlieue genevoise. L’avantage est qu’on roule en toute tranquillité sur les pistes cyclables très fréquentées aujourd’hui car on est dimanche. Puis j’entre dans Genève toujours sur des pistes ou sur les trottoirs qui sont réservés aux vélos et aux piétons. Je loge dans une espèce d’auberge de jeunesse internationale mais qui accueille sans limite d’âge ! On est en plein centre et j’en profite pour visiter Genève, jolie ville cosmopolite, le vieux quartier est très agréable par ce beau temps. Le bord du lac est très fréquenté avec les premiers soleils printaniers. Par contre cela respire le fric ! Grosses voitures, bijoutiers, horlogeries, les prix ne sont pas indiqués dans les vitrines ….Genève c’est bien mais il ne faut pas y rester …


mercredi 21 avril 2010

Bâle - La Chaux de Fonds : la montée vers le rude plateau du Jura suisse…

15 avril
Départ de Bâle vers 10H00 après un bon petit déjeuner en compagnie de Monique la propriétaire du B&B qui est très sympa et qui voudrait bien faire des randos en vélo. Elle a en projet une rando pédestre en Normandie avec Allibert…cela nous amène à parler montagne, trek…
Ce matin le temps est plutôt gris, un peu froid, je sors de Bâle sans vraiment trop de problèmes car l’itinéraire est fléché, c’est vraiment un grand bonheur ici car la signalétique est parfaite, tous les itinéraires vélos sont numérotés un peu comme les GR et les panneaux sont nombreux on peut difficilement se perdre. Progressivement je sors de la ville par un itinéraire quasiment tout vélo.
J’arrive vers la petite ville de Flüh et là ça va commencer à grimper, d’abord la pente est assez cool mais progressivement cela est un peu plus raide, et avec les sacoches c’est plutôt dur, d’autant que j’ai du mal à maîtriser la ligne droite avec le poids des sacoches à l’avant. Ce n’est pas franchement facile et cela monte durant environ 7 km. Là on atteint le sommet d’un petit col Challhöchil, un peu plus de 800 m d’altitude, ce n’est pas très haut mais la route est partie d’un peu plus de 200 m …. Arrivé à ce petit col la route vélo quitte la voie routière (qui était très calme) et on s’engage dans la forêt sur une piste forestière. C’est toujours un peu difficile car rouler sur ce terrain et sur une sorte de faux plat c’est plutôt fatigant, on a l’impression que la roue arrière colle à la terre. Puis on atteint une petite route goudronnée pour redescendre très vite vers Kleinlutzel. Là on va suivre le Doubs qui descend du Jura français. En fait on est sur une route frontalière et la route repasse en France. On ne sait d’ailleurs pas très précisément si on est en Suisse ou en France car vers une heure je m’arrête prendre un café dans un bistrot et me croyant en France je sors mes euros mais la dame me dit « non, non c’est en francs suisse » … en tous les cas il fait très froid, j’ai remis mes gants et comme je m’étais arrêté pour casser la croûte mes vêtements trempés de sueur me faisait geler aussi ce café m’a bien réchauffé ! Sinon la route est très agréable, peu de circulation, un paysage de moyenne montagne, petit à petit le terme de l’étape arrive mais avant il faut remonter un col à près de 800 m d’altitude et là la pente est par moment sans doute proche des 12 % c’est plutôt duraille. À un moment en faisant un écart sur le bas côté de la route ma roue avant s’en va dans de la terre et je me retrouve presque par terre sans grand mal car les sacoches amortissent bien et vu que je monte à moins de 6km/h c’est pas bien méchant par contre repartir dans la pente c’est assez sportif…enfin le sommet est là il n’y a plus qu’à se glisser vers le fond de la vallée à près de 50KM/h au moins la descente c’est la récompense du cycliste ! Mais avec le froid il faut remettre la veste et le bonnet sous le casque !
Arrivée à Ste Ursanne, joli petit village niché au fond de la vallée du Doubs. Une belle église, des jolies maisons aux toits en tuile sombre.

P
ar contre on sent que ce ne sont pas les vacances car c’est plutôt désert. Je me ballade dans les petites rues très calmes ….




16 avril

Départ ce matin de Ste Ursanne le temps a l’air de se mettre au beau mais il fait froid…en hors d’œuvre 10 bornes d’une grosse grimpette c’est très dur à un moment je suis obligé de mettre pied à terre le vélo est vraiment trop lourd on arrive sur le plateau du Jura on est environ à 1000 m d’altitude le paysage est très beau, cela respire le calme, la tranquillité …de temps en temps la route emprunte de voies forestières… souvent il y a aussi des pistes en béton. Je pense que cela devait être à l’origine pour les déplacements agricoles. Mais le temps se couvre, il fait froid je suis obligé de remettre la veste et les gants. Finalement je vais atteindre Saignelégier vers 13H00, j’aurais fait les 25 Km en près de 3 heures !!! je déjeune rapidement et je vais au chaud prendre un café pour repartir sur un itinéraire plus facile on est sur le plateau et la route monte et descend mais les côtes sont plus courtes et moins fortes…la moyenne augmente, le soleil essaie de se faire voir heureusement le vent souffle toujours NE et au moins il m’est favorable depuis le départ de Strasbourg et je ne n’ai quasiment pas eu de pluie. Je rejoins la route de la Chaux de Fonds et j’évite de monter au Mont du Soleil comme l’indique l’itinéraire, je trouve que j’en ai suffisamment fait aujourd’hui. La route nationale est très roulante, la circulation n’est pas trop dense une bonne descente suivie d’une belle côte et j’arrive au gîte camping de la Cibourg à environ cinq km de la Chaux de Fonds. Seulement 50 bornes au compteur mais c’était dur ! l





















lundi 19 avril 2010

Strasbourg à Bâle par la plaine d’Alsace ; le Ried et le Rhin





Arrivée à Strasbourg vers 20H30 la première image c’est le parking immense pour les vélos près de la gare ! Et encore je crois que je n’ai pas vu celui dans le sous sol de la gare on peut dire qu’il y a près d’un millier de vélos. La ville est super bien aménagée on a honte pour Nantes !
Départ le lendemain 13 avril vers Sélestat, j’ai du mal à trouver la sortie il y a beaucoup de voies cyclables mais je n’ai pas vu la direction du canal Rhône au Rhin. Je vais bien faire une quinzaine de bornes pour trouver l’itinéraire cyclable en bordure de canal, là c’est le pied ça roule tranquille le temps est un peu froid, mais il ne pleut pas malgré un ciel menaçant. Par contre la piste est bosselée car les racines des arbres poussent sous le goudron. On roule par moment comme sur de la tôle ondulée.Avec les sacoches ce n’est pas terrible, résultat j’ai les supports d’une sacoche à l’avant dont l’écrou s’est desserré sans que je m’en aperçoive, et j’ai perdu l’écrou. À l’arrière idem c’est la languette d’une sacoche qui s’engage également sur le support du porte bagage qui est partie. J’enlève la sacoche à l’avant et je la mets sur le porte bagage arrière, vers midi je me dirige vers un petit village pour acheter du pain et là dans un garage auto le mécano me donne un écrou et je repars sans trop de souci mais de nouveau l’écrou se desserre je n’arrive pas à le bloquer …de nouveau visite dans un autre garage et là le mécano me le serre bien. À Sélestat je trouverai un marchand de cycle qui vérifiera le bon serrage de ces accessoires. En fait il me manque une clé pour bloquer le contre écrou.
En attendant le long du canal c’est parfait, le vent vient du Nord et ça roule tout seul. Une vingtaine de km avant Sélestat on quitte le canal et on prend des petites routes où la circulation est tranquille. Le soleil a commencé à briller il fait frisquet, mais c’est sympa de rouler avec le vent dans le dos et sur terrain plat. C’est la plaine d’Alsace, le Ried, qui s’étale du Nord au Sud entre le massif vosgien et le Rhin.
Sélestat se montre au bout d’une soixantaine de km. C’est une très jolie ville, tranquille, que des voies cyclables, c’est fou comme ici en Alsace tout a été fait pour le vélo. Le gite où je dois dormir se trouve à environ 5 km de la ville je m’y rends tout de suite en empruntant une nationale pas très agréable mais qui est équipée d’une bande cyclable. Le gite se trouve en pleine nature au bord d’une petite rivière. Le propriétaire a aménagé une ancienne ferme pour en faire un lieu d’animation de canoës. Il organise des stages, soient ici, soient à l’étranger pour des groupes. En fait je suis tout seul dans ce vaste lieu…
J’en profite pour retourner à Sélestat pour visiter un peu la ville et y trouver un petit restau.
14 avril, je repars vers 10 h 00 en direction de Bâle, j’emprunte des petites routes et des voies cyclables tracées à travers la campagne et un peu après Fessenheim je rejoins l’euro vélo du Rhin. Le temps qui était un peu tristounet commence à devenir plus agréable. A l'approche du Rhin, le soleil pointe le bout de son nez et je peux enfin enlever ma veste et les gants. La route n’est pas goudronnée mais on roule assez facilement. Je suis passé du côté allemand et je longe le Rhin qui est très sauvage. Les premières feuilles commencent à pousser et un air de printemps rend la fin de parcours très agréable. À l’approche de Bâle une immense écluse barre le Rhin, c’est le port commercial de Bâle qui commence. Là c’est un peu moins sympa, mais on arrive rapidement à l’entrée de la ville où je croise un jeune couple suisse, cyclorandonneurs, qui part en Islande ! Il m’indique la route à suivre et après le passage symbolique de la douane j’entre dans la ville et je trouve sans trop de problème le B & B que j’avais réservé : « La vie en rose » ! Tout un programme la propriétaire des lieux m’accueille très chaleureusement, m’offre un café, me donne des cartes de la ville que je vais visiter. Bâle est une très belle ville, au patrimoine architecturale très riche. Et puis ici le vélo est roi quel plaisir de circuler en toute tranquillité … la norme ici c’est le vélo la circulation des autos est très fluide et les conducteurs très vigilants à l’égard des cyclistes. De toute façon ici tout est fait pour les vélos, les rues les stationnements etc…